|
Faisant le constat que les travailleurs frontaliers ont des besoins
et des intérêts spécifiques à défendre
face à la législation de leur pays de résidence
et à celle de leur pays de travail, c'est en 1985 que le
LCGB (syndicat chrétien luxembourgeois) et la CSC, ont créé
la Commission des Frontaliers belges.
Son objectif
est de défendre les intérêts des 25.000 travailleurs
belges occupés au Grand-Duché de Luxembourg. Ses terrains
d'actions sont donc en étroite relation avec le vécu
des frontaliers. De la fiscalité à la sécurité
sociale en passant par le droit du travail. Le dernier en date:
la mobilité.
En effet, les
travailleurs frontaliers belges rencontrent des difficultés
croissantes et perdent de plus en plus de temps dans leurs déplacements
quotidiens vers leur lieu de travail. Partant de la question : "comment
améliorer leur mobilité et quelles sont leurs attentes
en la matière ?", la Commission a lancé une grande
" enquête mobilité ".
Les questionnaires ont été diffusés dans les
14 communes belges comptant le plus grand nombre de frontaliers.
Plus de 1000 participants ont répondu. Les résultats
obtenus ont ainsi permis de réaliser une photographie de
la situation vécue par les travailleurs frontaliers en matière
de mobilité. Voici quelques éléments en vrac:
- La question
de la mobilité semble préoccuper les répondants
puisque ce sujet est considéré comme prioritaire
par plus de 80% des personnes.
- La voiture
est le moyen de transport le plus prisé par les répondants
pour venir de Belgique (55%), à l'opposé, le bus
n'est jamais utilisé par 85% des personnes.
- Le choix
du mode de transport s'effectue prioritairement en tenant compte
de la rapidité et du temps de trajet (37.5%), du fait qu'il
permet d'arriver à proximité du lieu de travail
(27.1%), du confort du moyen de transport (23.6%), du fait que
l'entreprise dispose d'un parking (19.7%), de la fréquence
des transports en commun (13.8%) et du coût (13.7%). Retenons
également que la flexibilité du moyen de transport
semble être un souci pour nombre de personnes (horaires
variables, indépendance, flexibilité, heures supplémentaires).
- Plus de la
moitié des conducteurs utilisent le parking collectif de
leur entreprise. Par ordre décroissant, ils se garent ensuite
en ville, au P+R, à la gare en Belgique ou dans un parking
privé.
| Trajet
= Stress |
|
|
|
|
|
|
|
Tous
|
Toujours
seul en voiture
|
Toujours
en covoiuturage
|
Toujours
en bus
|
Toujours
en train
|
|
Oui,
toujours
|
22,4
|
20,2
|
27,3
|
14,3
|
21,2
|
|
Oui,
souvent
|
40,4
|
39,1
|
51,5
|
38,8
|
40,4
|
|
Parfois
|
30,4
|
32,9
|
15,2
|
34,7
|
30,3
|
|
Non,
jamais
|
6,9
|
7,8
|
6,1
|
12,2
|
8,1
|
Le tableau ci-dessus
illustre dans quelle mesure les trajets constituent une source de
stress pour les sondés..
Faute de place,
il ne nous est malheureusement pas possible de vous livrer davantage
de résultats. Néanmoins, le texte complet est disponible
sur demande auprès de Romuald Geury, permanent au service
des frontaliers de la CSC : tél : 063/24.20.40. A visiter
également le site du lcgb: www.lcgb.lu.
Mais le travail de réflexion de la Commission ne s'arrête
pas là, les résultats de ce sondage vont être
utilisés afin de dégager de grandes tendances en vue
de l'établissement d'un véritable cahier de revendications.
A suivre donc...

|