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KN: Cécile
Delacharlerie, vous êtes animatrice à Vie Féminine,
pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste le projet "d'école
des consommateurs"?
CD: C'est un
projet qui émane du Ministère des Affaires sociales
et de la santé de la Région wallonne. Ce projet se
définit comme des groupes de discussion et d'action autour
de la consommation.
KN: Pourquoi
une école sur le thème de la consommation?
CD: C'est le
problème du surendet-tement qui semble avoir été
le déclencheur de cette démarche. Nous savons en effet
que certaines personnes, séduites ou abusées par la
publicité ou un crédit trop facile tombent dans une
spirale d'intérêts de retard, de nouveaux emprunts
accordés à la légère,
C'est à
ces personnes susceptibles d'êtres fragilisées par
le surendettement ou par d'autres problèmes que s'adresse
l'école des consom-mateurs. Elles pourront notamment y apprendre
à faire face aux problèmes de gestion de la vie quotidienne
d'une manière concrète et conviviale. Ça, c'est
ce que le projet ministériel prévoit, dans la pratique,
chacun ajuste un peu en fonction du type de public.
KN: De
quelle manière Vie Féminine Luxembourg participe-t-elle
à cette école?
CD: Nous y travaillons
depuis deux ans à Arlon et à Bertrix. Les thèmes
qui ont été étudiés étaient très
divers: les GSM, le budget du ménage, l'alimentation,
.
Cette année, nous avons revu notre manière de travailler
et nous allons collaborer avec Lire et Ecrire. Notre formation va
dès lors s'intégrer dans leurs heures de cours tout
en restant accessible à d'autres.
KN: En
quoi cette méthode est-elle nouvelle?
CD: Nous basons
toute la méthode d'apprentissage sur les connais-sances des
personnes présentes et sur leur capacité à
chercher les éléments de réponse dont elles
ont besoin. Le thème principal qui a été retenu:
la santé, sera traité graduellement. Les étudiants
nous expliqueront ce qu'ils souhaitent apprendre, ce qu'ils connaissent
déjà, nous tenterons de trouver ensemble des documents
répondant à leurs attentes,
nous irons donc
ensemble vers la résolution de leurs problèmes ou
interrogations. La nouveauté c'est donc aussi de ne retenir
qu'un seul thème que nous traiterons au fil des cours.
KN: Cette
école est-elle ouverte à tous?
CD: Oui, mais
il est important que les participants reviennent à chaque
séance puisque comme je vous l'ai expliqué, notre
méthode de travail sera graduelle. En ratant une séance,
un étudiant risque de rater un maillon de la chaîne,
ce serait dommage.
KN: Y-a-t-il
d'autres écoles des consommateurs dans la province?
CD: Bien sûr,
d'autres organisations ont emboîté le pas: certains
CPAS, les femmes prévoyantes socialistes et aussi, l'AID
de Bastogne. Nous avons des réunions de coordination environ
4 fois par an ce qui nous permet de savoir quels sont les thèmes
qui ont été abordés par les autres groupes,
de quelle manière et ce que cela a donné
KN: Concrètement,
pour les personnes intéressées, que peut-on dire?
CD: Que la participation
est gratuite, c'est important, mais que l'inscription est nécessaire.
Notre thème de travail est : "Etre en bonne santé
et le rester ça coûte cher
!? Devenons des consommateurs
éclairés!" Pour des informations complémentaires,
le plus simple est de contacter Vie féminine Luxembourg (Rue
des Déportés, 39 à Arlon ( 063/22.56.25.).
Néanmoins, il ne faut pas trop traîner car les prochaines
séances vont débuter à Bertrix le 1er avril
et à Arlon le 21 mars!
Comme l'a
indiqué Cécile Delacharlerie, d'autres écoles
des consommateurs existent dans la province, notamment celle de
l'AID de Bastogne.
Pour toute information, téléphonez au : 061/21.85.52
- Rue de la pépinière, 1 à 6600 Bastogne
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