"Agir face aux mutations du travail"
Dans un monde
en mutation, dans une économie qui se mondialise, dans une
société où l'individualisme met à mal
les solidarités naturelles, dans les entreprises sous pression
du marché, il était important que la CSC Luxembourg
prenne le temps de la réflexion pour affiner ses analyses
et adapter ses stratégies. " Agir face aux mutations
du travail " tel était le thème du Congrès
de la CSC Luxembourg de ce 22 novembre 2003.
Ce Congrès
se situait clairement dans la lignée des précédents.
En 1990, la CSC Luxembourg s'était positionnée dans
une Europe en pleine construction. En 1995, elle avait pris l'option
d'un syndicalisme, acteur de dévelop-pement. En 1999, la
démarche avait été affinée par 16 propositions
pour un dévelop-pement durable. Avec ce Congrès 2003,
la CSC est allée plus loin en s'interrogeant sur les mutations
que connaît le monde du travail et leurs effets sur la vie
des travailleurs. Quels changements et glissements dans l'organisation
du travail ? Comment ces mutations sont-elles vécues dans
les entreprises ? Quelles pistes pour une action concrète
dans les entreprises, dans les secteurs et pour l'interprofessionnel
?
Ces questions
ont été déclinées à travers six
thèmes de réflexion:
L'enseignement
Economie de la connaissance, place centrale de la formation, l'école
facteur d'inté-gration et de justice sociale. La CSC veut
que l'enseignement soit l'objet d'un réinvestissement quantitatif
et qualitatif. C'est un enjeu pour toute région rurale.
Les entreprises marchandes
Elles sont soumises aux mutations des contextes techno-logiques
et économiques. Entreprise flexible, globalisation, nouveaux
modes d'organisation du travail. Une concertation sérieuse
avec les organisations syndicales est indispensable pour construire
des alternatives crédibles. Cette concertation doit se mener
du local au multinational (importance des conseils d'entre-prise
transnationaux).
Les PME
La place des PME dans l'économie de la province n'est plus
à démontrer. La démocratie économique
et sociale y trouve trop peu de place. Pour asseoir le développement
des PME, la CSC veut imposer la reconnaissance du dialogue social
et du fait syndical.
Le non-marchand
Ce secteur conditionne grandement la qualité de notre vie
: hôpitaux, crèches, secteur socio-culturel
Ce
secteur est créateur de plus-value sociale. Son évolution
rapide incite à mieux construire le rôle du syndicat.
Les services publics
Les réformes se succèdent. De restructuration en restructuration,
l'emploi et les conditions de travail se dégradent. Pour
le citoyen, l'accès aux services est de plus en plus problématique.
La libéralisation frappe chaque jour un peu plus fort. Le
combat pour des services publics respectueux de ses travailleurs
et performants pour tous ses usagers, particulièrement en
région rurale, est une priorité pour la CSC.
Les allocations sociales
Le dogme de la compétitivité montre injustement du
doigt les allocataires sociaux. La CSC veut rappeler qu'ils font
partie à part entière du monde du travail. A ce titre
ils ont droit au respect dû à tout travailleur et à
la liaison de leurs allocations au bien-être.
Les débats en carrefours ont été particulièrement
riches. Leurs conclusions constitueront les points d'appui d'une
action syndicale renouvelée dans les entreprises et secteurs
de la province. Ce Congrès 2003 a posé les jalons
d'un syndicalisme de demain pour le développement de la région
et pour la qualité de vie des travailleurs, qu'ils soient
ou non au travail.
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