Le
et le en Luxembourg

Perspectives

N°49 : 01-02/2009
N°48 : 12-01/2009
N°47 : 10-11/2008
N°46 : 08-09/2008
N°45 : 06-07/2008
N°44 : 04-05/2008
N°43 : 02-03/2008

N°42 : 12-01/2008

N°41 : 10-11/2007
N°40 : 08-09/2007
N°39 : 06-07/2007
N°38 : 04-05/2007
N°37 : 02-03/2007
N°36 : 12-01/2007
N°35 : 10-11/2006
N°34 : 08-09/2006
N°33 : 06-07/2006
N°32 : 04-05/2006
N°31 : 02-03/2006
N°30 : 12-01/2006
N°29 : 10-11/2005
N°28 : 08-09/2005
N°27 : 06-07/2005
N°26 : 04-05/2005
N°25 : 02-03/2005
N°24 : 12-01/2005
N°23 : 10-11/2004
N°22 : 08-09/2004
N°21 : 06-07/2004
N°20 : 04-05/2004
N°19 : 02-03/2004
N°18 : 12-01/2004
N°17 : 10-11/2003
N°16 : 08-09/2003
N°15 : 06-07/2003
N°14 : 04-05/2003
N°13 : 02-03/2003
N°12 : 12-01/2003
N°11 : 10-11/2002
N°10 : 08-09/2002
N°09 : 06-07/2002
N°08 : 04-05/2002

 

Perspectives MOC n°23

Une action dont on parle
Le retour aux 40 heures de travail

 

Durant l'été, un certain nombre d'employeurs ont multiplié les déclarations sur la nécessité d'en revenir à une durée légale de travail de 40 heures par semaine. Mais…

. . . Pour la CSC c'est non !

Josly Piette, le secrétaire général de la CSC, justifie doublement cette fermeté : " Un, on n'habille pas tout le monde avec le même costume ! Si une entreprise doit momentanément recourir aux 40 heures, les délégués syndicaux peuvent juger sur le terrain si un accord en ce sens est possible. C'est leur liberté et leur responsabilité de négociateurs. Mais la CSC souhaite que l'on examine d'abord d'autres options (raison de son refus des 40 heures aux fonderies Marichal Ketin, à Liège). Et si le passage aux 40 heures est une piste envisagée, la CSC exige bien évidemment en contrepartie des garanties pour l'emploi des travailleurs.
Deux, en revenir aux 40 heures par semaine est une mesure injustifiée, néfaste pour les travailleurs et mauvaise pour l'emploi. "

. . . Pourquoi ?

La mesure est injustifiée

En Belgique, on travaille déjà plus de 39 heures par semaine : dans tous les pays, la durée légale du temps de travail et sa durée effective sont toujours différentes, notamment à cause des heures supplémentaires. Chez nous, la durée légale est de 38 heures par semaine, mais sa durée effective est supérieure à 39 heures.

Le nombre de jours de congé dans notre pays est plutôt inférieur à celui des pays voisins.


La mesure est néfaste pour les travailleurs

Augmenter le temps de travail sans augmenter les salaires, c'est diminuer les revenus des travailleurs. Cette perte de revenus aurait des conséquences négatives pour tous et des conséquences dramatiques pour les temps partiels (essentiellement des femmes) qui, aujourd'hui déjà, ont de faibles revenus.

Augmenter le temps de travail, c'est diminuer le temps libre - à consacrer à la famille, la formation, aux loisirs - donc la qualité de la vie.

Augmenter le temps de travail, c'est augmenter encore la pénibilité du travail, les problèmes de santé, le risque d'accidents, la pression du stress…

Enfin, les études passées ont montré que les dernières heures d'une longue journée de travail sont moins productives : une réduction du travail de 8% entraîne une hausse de la productivité de 4%.

La mesure est mauvaise pour l'emploi

Enfin, le passage aux 40 heures dégraderait bien évidemment davantage encore la situation de l'emploi. Pourquoi?
Il faudra (encore) moins de personnes pour produire en 40 heures ce qui est produit aujourd'hui en 38. Or, le sous-emploi, donc le chômage, sont déjà très importants en Belgique. Or, l'emploi doit rester la priorité des priorités.

Une mesure comme le retour aux 40 heures peut être bénéfique de manière ponctuelle (éviter la délocalisation d'une entreprise), mais devenir négative si on veut la généraliser.
L'allongement du temps de travail serait particulièrement néfaste pour les trois publics fragilisés : les femmes (diminution des revenus et difficultés accrues de concilier vie familiale et vie professionnelle), les jeunes et les travailleurs plus âgés.

. . . Un "non" largement partagé

La CSC, refuse donc catégoriquement de discuter d'un retour à une durée légale de 40 heures/semaine pour tout le monde. Ce point de vue est largement partagé : La FGTB défend la même opinion.

De leur côté, les partis politiques sont eux aussi extrêmement réservé : le PS et Ecolo estiment que la mesure relève de la concertation sociale et ne se justifie de toute façon pas en ce moment. Le cdH se refuse à tout recul des acquis sociaux. Seul, le MR plaide pour plus de flexibilité.

Plus fort encore, plusieurs fédérations d'employeurs affiliées à la FEB ont fait savoir qu'elles ne sont pas favorables aux 40 heures parce que la mesure n'apporterait rien à leur secteur!

Ce texte est la contraction d'un article paru dans Info CSC



 


Agenda
| Revue |
Positions du MOC




Dernière mise à jour : 19 janvier 2009
Avec le soutien de Pour plus d'info, cliquez ICI