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KN : Pouvez-vous
vous résumer en quelques mots ?
JPE :Je suis
marié à une enseignante, j'habite à Bastogne.
J'ai deux fils : David, étudiant, qui a 20 ans et Vincent
qui en a 23, qui travaille à Luxembourg. Je suis responsable
de l'agence Dexia (ex-Bacob) d'Arlon. Je suis originaire de la province
de Luxembourg car mes parents sont originaires de Florenville. J'ai
passé ma jeunesse à Jambes (Namur). Nous sommes 5
frères et surs, je suis le deuxième.
KN : Quel
est votre parcours scolaire et professionnel ?
JPE : J'ai fait
des études de technicien en agronomie que j'ai poursuivies
par un an de spécialisation en math. J'ai complété
le tout par des cours de chimie industrielle en soirée. Après
l'inévitable service militaire, j'ai trouvé un emploi
comme délégué médical pour la région
de Liège, Namur et Luxembourg. C'est un métier où
le mental doit s'accrocher car le jugement des supérieurs
ne porte que sur les chiffres réalisés! Concrètement,
j'avais un objectif commercial à réaliser mais aucune
contrainte de temps pour le faire, ce travail était donc
basé sur la confiance et l'autonomie.! Il m'a appris à
être structuré, autonome dans la gestion de mon temps
et à convaincre mon interlocuteur le plus vite possible.
Au bout de 7 ans, j'ai eu la désagréable impression
que je vendais parfois du vent. Je voulais faire quelque chose de
plus concret avec des résultats palpables et jouer aussi
un rôle social.
KN : Et qu'avez-vous
trouvé ?
JPE : Le changement
est arrivé en la personne de Joseph Moyen, il m'a proposé
de développer une agence COB (Caisse Ouvrière Belge)
à Bastogne. L'idée a fait son chemin et le 1er janvier
1980, j'ai sauté le pas. A l'époque j'ai été
engagé comme employé d'agence. Trois ans plus tard,
j'ai été nommé Directeur de l'agence de Bastogne.
J'ai vraiment été très heureux pendant cette
période " bastognarde " car j'ai eu l'occasion,
avec d'autres, de dynamiser cette agence. C'était très
motivant.
KN : Votre
parcours ne s'est cependant pas arrêté à Bastogne
?
JPE : Non, en
1997 on m'a demandé de devenir le Directeur régional
des agences BACOB de la province et de succéder ainsi à
Joseph Moyen. Au total, il y avait 6 agences à couvrir :
Bertrix, Neufchâteau, Bastogne, Libramont, Arlon et Virton.
Aujourd'hui, suite à la fusion des agences Bacob avec Dexia,
il ne restera bientôt plus qu'une agence ex-Bacob, ce sera
celle d'Arlon. En attendant, j'assume avec le personnel la coordination
et le suivi dans les autres agences. Quand toutes les fermetures
seront terminées, je redeviendrai Directeur de l'agence salariée
d'Arlon.
KN : Y aura-t-il
des regrets par rapport à l'époque Bacob ?
JPE : Personnellement,
je n'en ai pas. Je trouve que cette fusion a été globalement
bien gérée. La majorité du personnel a pu être
replacé selon leur souhait et une autre partie a pu bénéficier
de départ en pré-pension. En ce qui me concerne, j'ai
vraiment vécu cela de manière positive, c'est une
évolution normale dans toutes les sociétés
commerciales et bancaires en particulier.
KN : Est-ce
que votre fonction sera différente (Directeur d'agence Bacob
- Directeur d'agence Dexia) ?
JPE : Le rôle
sera le même : il s'agira d'assurer la gestion journalière,
de réaliser les objectifs, de gérer les portefeuilles
des clients et d'animer l'équipe. Cette fonction me plait
beaucoup et je souhaite pouvoir continuer ce type de travail le
plus longtemps possible.
KN : Etes-vous
de ceux qui pensent que la fusion était plutôt positive
ou plutôt négative ?
JPE : Ce n'est
pas à moi de juger car les actionnaires ont décidé,
mais il y a des aspects positifs et négatifs. Du côté
des aspects négatifs, je dirais que nous avons peut-être
perdu la mentalité " Bacob ". Du côté
des aspects positifs, nous pouvons nous réjouir de faire
désormais partie d'un groupe international très important
dont les clients peuvent profiter d'une gamme de produits très
importante et d'un très grand nombre d'agences à leur
disposition. Je trouve en outre que l'image sociale est toujours
bien là. Bacob était bien implantée au niveau
social " confessionnel ", Dexia était aussi présente
dans le social mais plus orienté vers le public. Il y a donc
une complémentarité évidente entre les deux
qui nous permet aujourd'hui de réaliser une bonne couverture.
KN : Est-ce
que le Jean-Pol au travail est différent du Jean-Pol à
la maison ?
JPE : Au travail,
je trouve que je suis très participatif, j'aime beaucoup
discuter avec les gens et trouver des solutions avec eux, surtout
ne pas leur imposer nécessairement mes idées.
A la maison, j'essaie de prendre du recul par rapport à mon
travail pour ne pas y emmener mes soucis. Si je consacre beaucoup
de temps à mon travail durant la semaine, le week-end est
sacré et est réservé à ma famille et
aux loisirs.
KN : Quels
sont-ils ?
JPE : Je ne
sais pas s'il faut parler de loisirs ou de passion , ils sont tellement
importants à mes yeux !
Il y a tout d'abord le VTT. Avec mon épouse, nous faisons
partie d'un club de Vaux-sur-Sûre, " Vélo passion
". Tous les dimanches matin, nous faisons entre 40 et 70 kilomètres
suivant le temps. Il y a ensuite la moto de route que je pratique
avec mon fils aîné. Au début de cette année
nous sommes ainsi partis tous les deux 3 jours en Normandie. C'était
vraiment très bien, ce sont des loisirs qui nous permettent
de nous retrouver. C'est important à mes yeux.
KN : Y a-t-il
d'autres activités ?
JPE : Je suis
aussi impliqué dans d'autres choses. Je suis par exemple
trésorier du P.O. des écoles libres de Bastogne (du
fondamental à la fin des humanités). Pour terminer,
je supporte également mes deux fils dans leurs clubs de football
respectifs : à Compogne et à Tavigny.
KN : Y a-t-il
quelque chose qui vous rend fier ?
JPE : Je suis
fier du développement de l'agence de Bastogne, son statut
est passé de pas grand-chose à la plus grosse agence
de la région. Je suis très fier de voir que les premiers
prêts hypothécaires que j'ai octroyés sont payés
et que ce sont maintenant les enfants de ces clients qui reviennent
chez nous pour leurs propres crédits. Pouvoir accompagner
tout au long d'une vie les gens dans leurs projets, cela m'apporte
beaucoup au niveau des contacts humains. Il y a même des gens
qui nous font une telle confiance qu'ils nous confient des choses
qu'ils ne disent pas à leurs propres enfants.
KN : Si vous
pouviez modifier quelque chose dans votre travail, qu'est-ce que
ce serait ?
JPE : Peut-être
un peu plus de contacts avec la clientèle car j'aime ça
mais j'ai moins l'occasion d'en faire aujourd'hui. Essayer toujours
d'exploiter au mieux les capacités de chacun pour s'entraider
et faire partie d'un véritable esprit d'équipe.
K.
Noiret
. . . Quelles sont les vacances de vos rêves ?
Un circuit en VTT au Canada, pour les grandes étendues à
découvrir.
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. . Quel est votre livre de chevet ?
Mon ami Armel Job, est mon auteur favori. J'aime beaucoup ses histoires
régionales autour des années 50, 60.
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. . Quel est le dernier CD que vous avez acheté ?
Je n'achète jamais de CD, je préfère écouter
la radio durant mes déplacements en voiture et me tenir au
courant de l'actualité.
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. . Quel est le dernier film que vous êtes allé voir
au cinéma ?
Je me suis abonné à Canal Plus pour le foot et je
vois donc les films chez moi.
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. . Qu'est-ce qui vous rend heureux ?
Si je vois les gens heureux autour de moi, je suis heureux moi-même.
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. . Quel est votre plat préféré ?
Bien que mon taux de cholestérol ne soit pas très
bien, mon plat préféré, c'est la poule au riz.
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. . Citez-nous une personnalité que vous admirez.
L'Abbé Pierre parce qu'avoir un tel charisme à son
âge, c'est remarquable. Il reste le préféré
des français.
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