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Perspectives MOC n°24

Faisons connaissance avec :
Jean-Pol Emond, directeur de l'agence BACOB-Dexia d'Arlon

 

KN : Pouvez-vous vous résumer en quelques mots ?

JPE :Je suis marié à une enseignante, j'habite à Bastogne. J'ai deux fils : David, étudiant, qui a 20 ans et Vincent qui en a 23, qui travaille à Luxembourg. Je suis responsable de l'agence Dexia (ex-Bacob) d'Arlon. Je suis originaire de la province de Luxembourg car mes parents sont originaires de Florenville. J'ai passé ma jeunesse à Jambes (Namur). Nous sommes 5 frères et sœurs, je suis le deuxième.

KN : Quel est votre parcours scolaire et professionnel ?

JPE : J'ai fait des études de technicien en agronomie que j'ai poursuivies par un an de spécialisation en math. J'ai complété le tout par des cours de chimie industrielle en soirée. Après l'inévitable service militaire, j'ai trouvé un emploi comme délégué médical pour la région de Liège, Namur et Luxembourg. C'est un métier où le mental doit s'accrocher car le jugement des supérieurs ne porte que sur les chiffres réalisés! Concrètement, j'avais un objectif commercial à réaliser mais aucune contrainte de temps pour le faire, ce travail était donc basé sur la confiance et l'autonomie.! Il m'a appris à être structuré, autonome dans la gestion de mon temps et à convaincre mon interlocuteur le plus vite possible. Au bout de 7 ans, j'ai eu la désagréable impression que je vendais parfois du vent. Je voulais faire quelque chose de plus concret avec des résultats palpables et jouer aussi un rôle social.

KN : Et qu'avez-vous trouvé ?

JPE : Le changement est arrivé en la personne de Joseph Moyen, il m'a proposé de développer une agence COB (Caisse Ouvrière Belge) à Bastogne. L'idée a fait son chemin et le 1er janvier 1980, j'ai sauté le pas. A l'époque j'ai été engagé comme employé d'agence. Trois ans plus tard, j'ai été nommé Directeur de l'agence de Bastogne. J'ai vraiment été très heureux pendant cette période " bastognarde " car j'ai eu l'occasion, avec d'autres, de dynamiser cette agence. C'était très motivant.

KN : Votre parcours ne s'est cependant pas arrêté à Bastogne ?

JPE : Non, en 1997 on m'a demandé de devenir le Directeur régional des agences BACOB de la province et de succéder ainsi à Joseph Moyen. Au total, il y avait 6 agences à couvrir : Bertrix, Neufchâteau, Bastogne, Libramont, Arlon et Virton. Aujourd'hui, suite à la fusion des agences Bacob avec Dexia, il ne restera bientôt plus qu'une agence ex-Bacob, ce sera celle d'Arlon. En attendant, j'assume avec le personnel la coordination et le suivi dans les autres agences. Quand toutes les fermetures seront terminées, je redeviendrai Directeur de l'agence salariée d'Arlon.

KN : Y aura-t-il des regrets par rapport à l'époque Bacob ?

JPE : Personnellement, je n'en ai pas. Je trouve que cette fusion a été globalement bien gérée. La majorité du personnel a pu être replacé selon leur souhait et une autre partie a pu bénéficier de départ en pré-pension. En ce qui me concerne, j'ai vraiment vécu cela de manière positive, c'est une évolution normale dans toutes les sociétés commerciales et bancaires en particulier.

KN : Est-ce que votre fonction sera différente (Directeur d'agence Bacob - Directeur d'agence Dexia) ?

JPE : Le rôle sera le même : il s'agira d'assurer la gestion journalière, de réaliser les objectifs, de gérer les portefeuilles des clients et d'animer l'équipe. Cette fonction me plait beaucoup et je souhaite pouvoir continuer ce type de travail le plus longtemps possible.

KN : Etes-vous de ceux qui pensent que la fusion était plutôt positive ou plutôt négative ?

JPE : Ce n'est pas à moi de juger car les actionnaires ont décidé, mais il y a des aspects positifs et négatifs. Du côté des aspects négatifs, je dirais que nous avons peut-être perdu la mentalité " Bacob ". Du côté des aspects positifs, nous pouvons nous réjouir de faire désormais partie d'un groupe international très important dont les clients peuvent profiter d'une gamme de produits très importante et d'un très grand nombre d'agences à leur disposition. Je trouve en outre que l'image sociale est toujours bien là. Bacob était bien implantée au niveau social " confessionnel ", Dexia était aussi présente dans le social mais plus orienté vers le public. Il y a donc une complémentarité évidente entre les deux qui nous permet aujourd'hui de réaliser une bonne couverture.

KN : Est-ce que le Jean-Pol au travail est différent du Jean-Pol à la maison ?

JPE : Au travail, je trouve que je suis très participatif, j'aime beaucoup discuter avec les gens et trouver des solutions avec eux, surtout ne pas leur imposer nécessairement mes idées.
A la maison, j'essaie de prendre du recul par rapport à mon travail pour ne pas y emmener mes soucis. Si je consacre beaucoup de temps à mon travail durant la semaine, le week-end est sacré et est réservé à ma famille et aux loisirs.

KN : Quels sont-ils ?

JPE : Je ne sais pas s'il faut parler de loisirs ou de passion , ils sont tellement importants à mes yeux !
Il y a tout d'abord le VTT. Avec mon épouse, nous faisons partie d'un club de Vaux-sur-Sûre, " Vélo passion ". Tous les dimanches matin, nous faisons entre 40 et 70 kilomètres suivant le temps. Il y a ensuite la moto de route que je pratique avec mon fils aîné. Au début de cette année nous sommes ainsi partis tous les deux 3 jours en Normandie. C'était vraiment très bien, ce sont des loisirs qui nous permettent de nous retrouver. C'est important à mes yeux.

KN : Y a-t-il d'autres activités ?

JPE : Je suis aussi impliqué dans d'autres choses. Je suis par exemple trésorier du P.O. des écoles libres de Bastogne (du fondamental à la fin des humanités). Pour terminer, je supporte également mes deux fils dans leurs clubs de football respectifs : à Compogne et à Tavigny.

KN : Y a-t-il quelque chose qui vous rend fier ?

JPE : Je suis fier du développement de l'agence de Bastogne, son statut est passé de pas grand-chose à la plus grosse agence de la région. Je suis très fier de voir que les premiers prêts hypothécaires que j'ai octroyés sont payés et que ce sont maintenant les enfants de ces clients qui reviennent chez nous pour leurs propres crédits. Pouvoir accompagner tout au long d'une vie les gens dans leurs projets, cela m'apporte beaucoup au niveau des contacts humains. Il y a même des gens qui nous font une telle confiance qu'ils nous confient des choses qu'ils ne disent pas à leurs propres enfants.

KN : Si vous pouviez modifier quelque chose dans votre travail, qu'est-ce que ce serait ?

JPE : Peut-être un peu plus de contacts avec la clientèle car j'aime ça mais j'ai moins l'occasion d'en faire aujourd'hui. Essayer toujours d'exploiter au mieux les capacités de chacun pour s'entraider et faire partie d'un véritable esprit d'équipe.

K. Noiret

 


. . . Quelles sont les vacances de vos rêves ?
Un circuit en VTT au Canada, pour les grandes étendues à découvrir.

. . . Quel est votre livre de chevet ?
Mon ami Armel Job, est mon auteur favori. J'aime beaucoup ses histoires régionales autour des années 50, 60.

. . . Quel est le dernier CD que vous avez acheté ?
Je n'achète jamais de CD, je préfère écouter la radio durant mes déplacements en voiture et me tenir au courant de l'actualité.

. . . Quel est le dernier film que vous êtes allé voir au cinéma ?
Je me suis abonné à Canal Plus pour le foot et je vois donc les films chez moi.

. . . Qu'est-ce qui vous rend heureux ?
Si je vois les gens heureux autour de moi, je suis heureux moi-même.

. . . Quel est votre plat préféré ?
Bien que mon taux de cholestérol ne soit pas très bien, mon plat préféré, c'est la poule au riz.

. . . Citez-nous une personnalité que vous admirez.
L'Abbé Pierre parce qu'avoir un tel charisme à son âge, c'est remarquable. Il reste le préféré des français.

 


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Dernière mise à jour : 19 janvier 2009
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