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Le 8 mars
est la journée mondiale des femmes. A Arlon, la " Coordination
2000 femmes en marche " a choisi ce jour pour sensibiliser
la population provinciale aux délicats problèmes que
représentent pour les femmes la pauvreté et la violence.
. .
Attention, si un jour vous figurez dans le Calendrier des Journées
de l'ONU, dites-vous que vous êtes menacé(e) pour une
raison ou pour une autre !
En effet, les 46 dates recensées à ce jour sont toutes
affectées à des causes aussi nobles que difficiles.
Des exemples ?
Le 22 mars,
c'est la journée mondiale de l'eau.
Le 3 mai, c'est la journée mondiale de la liberté
de la presse.
Le 26 juin, journée pour le soutien aux victimes de torture.
Le 4 septembre, journée internationale de la paix,
Et parmi toutes ces nobles causes, on trouve
la " femme
" ! C'est dire si, dans bien des régions du globe et
dans bien des cas, ses droits se trouvent souvent bafoués.
Pour parler
des inégalités que les femmes peuvent vivre notamment
à travers la pauvreté et la violence, " la Coordination
2000 femmes en marche " a décidé d'organiser
à Arlon une marche de 3 kilomètres.
Il faut croire
que la cause était juste car même le froid polaire
n'a pas réussi à dissuader les manifestants. En effet,
ce sont entre 200 et 300 marcheurs et marcheuses qui ont défilé
dans les rues du centre ville pour marquer le coup.
Ponctuée
de huit arrêts devant des lieux symboliques, la marche s'est
déroulée dans une très bonne ambiance.
Partant de la
Place des Fusillés, centre administratif, jusqu'à
la maison communale et la police en passant par la prison, le Palais
de Justice, le CPAS,
les participants ont porté huit
revendications bien précises concernant les problèmes
que rencontrent les femmes.
Citons comme
exemples la reconnaissance des droits individuels en matière
de sécurité sociale, la mise en application immédiate
du fonds de créances alimentaires, l'application effective
des lois relatives aux violences conjugales,
autant d'espoirs
portés pour une société plus juste où
hommes et femmes auraient les mêmes droits.
Les 3 kilomètres
avalés, la journée ne faisait que commencer
Après
la Marche, les participant(e)s ont été invité(e)s
à se restaurer : chocolat chaud, potage brûlant, gâteaux
et sandwiches paraissaient bien nécessaires.
Ensuite, le
programme de la soirée a débuté.
Tout d'abord
le spectacle " Danse Léa ! ", une pièce
de théâtre-action basée sur les témoignages
de femmes violentées physiquement mais aussi moralement.
Une manière originale d'aborder un thème cruel : la
violence conjugale. En la matière, on estime qu'une femme
sur cinq est confrontée à la violence à l'intérieur
de son couple. Après la pièce et un temps de rencontre
avec les actrices dont certaines furent elles-mêmes des victimes
de violence, la soirée continue avec un récital de
chants des " Solid'elles ". Ce sont des femmes de la province
qui se rassemblent pour chanter des chansons qui parlent de femmes.
Leurs doutes, leurs espoirs, leur culture, leur avenir, leurs kilos
en trop, leur moral à zéro,
Tout est chanté
sur des tons tantôt drôles et tantôt dramatiques.
Cette journée
qui fut une réussite en tous points aura permis à
beaucoup de s'exprimer autour de thèmes difficiles. Notons
que ce ne fut pas du tout une journée pour les femmes entre
femmes et que de très nombreux hommes ont soutenu cette cause
par leur présence.
K. Noiret
Font partie
de la " Coordination 2000 femmes en marche " :
Aci - Acrf
- Amnesty International - Baby service - Service Egalité
des Chances - Entraide et Fraternité - Femmes CSC - Femmes
Ecolo - Femmes Cdh - Femmes Prévoyantes Socialistes - La
Maison du Pain - Oxfam - Solidarité Mondiale - Vie Féminine
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