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Le début
de cette année nous a permis d'aborder, avec vous, la question
de la démocratie et de la citoyenneté.
Cette question
interpelle beaucoup aujourd'hui ; on en parle partout, les médias
s'emparent du sujet que ce soit en Belgique ou ailleurs. Le soixantième
anniversaire de la libération des camps de concentration
a été pour des anciens l'occasion de témoigner
de ce qu'ils ont vu, de ce qu'ils ont vécu pour que cela
ne se reproduise plus ; les jeunes ont été particulièrement
invités à se mobiliser sur des sujets citoyens.
Par la démarche
que nous avons mise en route, nous voulons aborder les multiples
facettes de cette démocratie à laquelle nous
tenons.
Quand on parle
de démocratie, nous pensons assez facilement à ses
grands ennemis et en particulier à toutes les dictatures.
On pointe du doigt les dictatures très connues dans le monde
qu'elles soient d'extrême gauche ou d'extrême droite
; elles sont connues pour les souffrances vécues par les
populations qui en ont été les victimes ; elles sont
aussi célèbres par les difficultés rencontrées
au niveau mondial pour identifier les responsables et les punir
même si aujourd'hui des avancées sérieuses existent
dans ce domaine.
Mais, aujourd'hui,
je voudrais attirer votre attention sur des dangers qui se situent
à un autre niveau, mais auxquels nous sommes confrontés
tous les jours. Nous vivons dans un monde qui n'en finit pas de
nous imposer ses règles ; nous devons être perpétuellement
sur nos gardes, nous devons être vigilants car nous risquons
de subir les effets néfastes d'une grande dictature. Certes,
nous ne sommes pas en danger de mort, quoique ...
Cette dictature
a pour but de faire de nous des êtres formatés, branchés,
conditionnés et prêts à subir le joug de la
toute puissance du marché et de la compétitivité,
l'esclavage des canons de la beauté et de la jeunesse à
tout prix, la force insidieuse de la publicité qui repère
ses proies, les touche dans leurs fragilités et les pousse,
sans retenue, à consommer, encore, encore ...
Les moyens employés
pour aboutir sont divers, calculés et précis ; ils
sont évalués en permanence et aussitôt remplacés
s'ils n'atteignent pas les objectifs prévus.
Cette dictature
d'un nouveau type est très violente ; elle s'attaque aux
libertés individuelles et remplace le libre-arbitre par la
soumission à un système dont nous n'avons plus la
maîtrise ; elle est plus cruelle pour les plus faibles et,
si nous n'y prenons garde, elle risque de causer des dégâts
que nous ne pouvons pas encore mesurer entièrement aujourd'hui.
Pour lutter
contre ce fléau, je vous invite, comme les Équipes
Populaires l'ont fait avant moi, à devenir de vrais CRACS
c'est à dire des Citoyens Responsables, Actifs, Critiques
et Solidaires.
Merci d'être
avec nous pour relever ce défi.
Claudine Marx
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