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Après
avoir consacré un an à la démocratie et aux
moyens pour la consolider, le Centre d'Information et d'Éducation
Populaire du MOC Luxembourg s'intéresse pendant cinq mois
à la situation de l'Afrique.
. . . Pourquoi
ce cycle ?
D'une part,
parce qu'il est important, en tant que mouvement d'éducation
permanente d'aller au-delà de chez nous, de connaître
les autres citoyens qui peuplent notre monde, de découvrir
leur vie, leurs choix pour mieux les comprendre et mieux les accepter.
D'autre part,
nous nous construisons culturellement, intellectuellement, mentalement
par l'apport des autres. Et plus les différences sont importantes,
plus elles nous bousculent, nous changent, et nous font évoluer.
Il est également
important d'envisager l'Afrique sous un autre angle que celui de
la coopération au développement. Cette approche, bien
qu'importante et utile, place ce continent sous un système
de protectorat et d'aide sans que soient suffisamment envisagées
les questions de l'autogestion et de l'apport de l'Afrique et des
Africains aux Occidentaux.
. . . Pourquoi
ce continent ?
Plusieurs réponses
sont possibles.
D'abord, les
organisations constitutives du MOC ont, pour la plupart, des projets
ou des liens en Afrique.
La Mutualité
chrétienne de la province de Luxembourg développe
un partenariat privilégié avec le Bénin, avec
une série de micro-projets comme le financement d'actions
de prévention santé sur le terrain.
La JOC internationale,
en partenariat avec le CNCD, Solidarité Mondiale et le secrétariat
panafricain de la JOC, mène des actions en Afrique (et dans
d'autres continents) pour promouvoir et faire appliquer le droit
au travail à travers la revendication d'un travail digne
pour les jeunes.
La CSC mène
des projets syndicaux dans plusieurs pays africains notamment le
Cameroun dont un des objectifs est de renforcer la capacité
des syndicats dans la formulation des alternatives dans le développement
humain durable.
Ensuite, ce
continent est le plus pauvre au monde, les régimes non démocratiques
sont légions, la situation sanitaire est catastrophique,
les guerres, les famines, le SIDA réduisent en cendres une
part importante de sa population, les conditions de vie sont déplorables
et bien plus encore. Et, même si la situation est catastrophique,
les Africains gardent en eux l'espoir d'un meilleur avenir.
Enfin, en tant qu'ancien pays colonisateur, nous devons pouvoir
regarder en arrière pour reconnaître nos erreurs, regarder
le présent pour constater la situation et regarder vers l'avenir
pour trouver les solutions en collaboration avec les Africains.
. . . Quel
programme ?
Voilà
en quelques mots, les raisons d'un cycle sur l'Afrique. Vous trouverez
en annexe à ce numéro de Perspectives le programme
de ce cycle qui, bien que n'abordant pas toutes les thématiques
et toutes les questions sur l'Afrique, brosse un portrait du continent,
des problèmes qu'il rencontre et des solutions possibles.
Le cycle est
constitué de deux approches complémentaires : l'Afrique
en général et l'Afrique en particulier. Dans la première,
seront abordés des sujets tels que la situation géopolitique
et sanitaire, la colonisation et la décolonisation, la situation
aujourd'hui dans la région des Grands Lacs et une conférence
de clôture sur le thème "L'Afrique au secours
de l'Occident".
Entremêlées
à ces grandes conférences viendront se greffer toute
une série d'activités sur l'un ou l'autre pays ou
l'une ou l'autre situation comme la découverte du Cameroun
au départ du projet syndical de la CSC ou de l'exploitation
de la forêt rendue aux collectivités locales, le Mali
et l'exploitation des mines d'or par les multinationales, les mutilations
sexuelles, un ciné-débat autour du film "Hôtel
Rwanda" ou encore une journée de visite du Musée
de Tervuren et du quartier de Matongué à Bruxelles.
Le programme
débute le 21 février et nous espérons vous
y retrouver nombreux. Infos au 063/21.87.33
J.
Clotuche
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