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Le 16 février
2006, un groupe ISCO a vu le jour à Virton.
L'ISCO, en collaboration avec le MOC, propose un graduat en sciences
sociales du travail à un public d'adultes.
Voici les formateurs qui ont décidé de s'investir
dans cette formation .
Frédéric Mertz, formateur en sociologie |
Qui êtes-vous?
J'ai 33 ans
et j'habite à Arlon. Je travaille à Luxembourg à
l'IFS (Institut de Formation Sociale) qui est une asbl qui dispense
des formations pour adultes et réalise des études
socio-économiques. J'ai fait une licence de sciences politiques
que j'ai complétée par un DEA en sciences du travail
et de la formation.
Qu'est-ce
qui vous a poussé à donner cours à l'ISCO?
L'IFS et le
MOC entretiennent des rapports étroits grâce aux réunions
transfrontalières. Ce qui fait que, il y a quelques années,
lorsque j'ai eu vent qu'un ISCO allait s'ouvrir à Libramont,
je me suis proposé pour assurer le cours de sociologie. Enthousiasmé
par cette première expérience, c'est donc naturellement
que je me suis proposé pour l'ISCO de Virton.
Sur quel(s)
point(s) comptez-vous mettre l'accent dans votre cours?
Je vais d'abord
aborder les points du cahier des charges du cours de sociologie
: les dynamiques de l'action collective et les liens et moyens d'action
qui existent entre les individus et la société.
Il y a un autre aspect qui m'intéresse particulièrement
et qui va aider les étudiants à mieux construire leur
démarche d'action collective : les notions de justice sociale.
Il s'agit d'étudier les valeurs partagées par un groupe
de gens (la liberté, l'égalité
) et puis
d'analyser les moments où ces valeurs entrent en conflit.
A votre
avis, qu'est-ce que les étudiants peuvent vous apporter?
J'apprécie
que les étudiants m'apportent un regard extérieur
et critique sur mon cours. Ca me permet d'être toujours en
questionnement et de m'adapter continuellement aux besoins.
Quel message
voudriez-vous faire passer aux autres formateurs?
J'espère
que nous formerons une bonne équipe pédagogique, du
même type que celle de Libramont.
Pour vous,
l'ISCO Virton est ou sera une réussite si
Si un maximum
d'étudiants rendent leur mémoire. Mais également
si on remarque une réelle évolution au sein du groupe
mais aussi chez chaque étudiant.
Jean-Marie Henrion, formateur en économie |
Qui êtes-vous?
Je suis économiste
de formation spécialisé en économie du développement.
Durant mes premières années professionnelles, j'ai
voyagé (Paris, université d'Oran en Algérie)
puis je suis revenu en province de Luxembourg. J'y ai d'abord travaillé
à la Fondation Universitaire Luxembourgeoise et puis à
la Mutualité Chrétienne. Actuellement, après
23 années au sein de la mutuelle, je suis pré pensionné.
Je suis toutefois investi dans de nombreux lieux : au MOC et dans
ses organisations, dans des organismes à caractère
social. Je suis, de plus, consultant pour des ONG en Afrique et
je donne les cours préparatoire à l'examen d'entrée
de la FOPES.
Qu'est-ce
qui vous a poussé à donner cours à l'ISCO ?
J'ai déjà
donné cours à l'ISCO il y a plusieurs années.
Je connais donc bien la pédagogie participative qui y a court
et je l'apprécie. J'aime beaucoup également l'enseignement
pour adultes et la diversité des profils des étudiants.
Sur quel(s)
point(s) comptez-vous mettre l'accent dans votre cours?
J'aimerais apprendre
aux étudiants à analyser les différents courants
économiques avec un esprit critique. Je veux également
remettre l'économie dans un contexte plus large : politique,
social, culturel et environnemental.
A votre
avis, qu'est-ce que les étudiants peuvent vous apporter?
Je me suis aperçu
que les étudiants proviennent de milieux professionnels et
sociaux très variés. Ce sera certainement très
enrichissant pour moi de les découvrir.
Quel message
voudriez-vous faire passer aux autres formateurs?
J'espère
que, grâce à une bonne connaissance du contenu des
cours de chacun, nous parviendrons à bien nous coordonner
et nous compléter.
Pour vous,
l'ISCO Virton est ou sera une réussite si
Pour moi, l'ISCO
de Virton est déjà une réussite étant
donné le nombre d'étudiants inscrits. Mais la réussite
sera totale si, en fin de formation, les étudiants parviennent
à agir de manière plus efficace, à être
plus réceptifs par rapport aux autres et à prendre
plus de recul par rapport à leur propre vision des choses
et de la société.
Isabelle Diongre, formatrice en méthodologie |
Qui êtes-vous?
J'habite à
Turpange mais je suis originaire de Binche. J'ai fait des études
d'assistante sociale que j'ai complétées par une licence
en travail social à l'ULB. J'ai ensuite enseigné pendant
10 ans dans une école de promotion sociale. Lorsque nous
nous sommes installés en province du Luxembourg, il y a 8
ans, j'ai arrêté de travailler pour m'occuper de mes
enfants.
Qu'est-ce
qui vous a poussé à donner cours à l'ISCO ?
Ça faisait
un moment que je désirais retravailler et lorsque l'ISCO
m'a contactée, j'ai sauté sur l'occasion. D'autant
plus qu'il s'agissait d'un enseignement pour adultes dans lequel
j'ai déjà une bonne expérience.
Sur quel(s)
point(s) comptez-vous mettre l'accent dans votre cours?
J'espère
pouvoir aider les étudiants qui sont en décrochage
à retrouver confiance en eux notamment en les amenant à
cerner leurs difficultés de manière à pouvoir
les vaincre.
Je mise aussi beaucoup sur les sous-groupes (ndlr : chaque journée
de cours à l'ISCO doit être complétée
par 2 heures de travail en sous-groupe). C'est un lieu essentiel
pour que les étudiants puissent créer des liens et
s'entraider pour poursuivre la formation jusqu'à son terme.
A votre
avis, qu'est-ce que les étudiants peuvent vous apporter?
Chaque étudiant
vient avec son expérience personnelle et professionnelle,
c'est donc un défi pour moi d'apprendre à les connaître.
Je pense qu'ils vont également m'apprendre la patience. Leur
motivation sera certainement une source de motivation pour moi.
Et puis, je vais enfin apprendre à mieux connaître
la région de Virton et ses habitants!
Quel message
voudriez-vous faire passer aux autres formateurs?
J'espère
que nous ne resterons pas cloisonnés chacun dans notre cours.
Je souhaite que nous puissions mettre en commun les difficultés
que nous rencontrons avec les étudiants et que nous travaillions
en coordination.
Pour vous,
l'ISCO Virton est ou sera une réussite si
Si les étudiants
atteignent leurs objectifs personnels, l'ISCO sera une réussite
pour les étudiants mais aussi pour moi.
J Mottet, formateur en histoire |
Qui êtes-vous?
Ma passion a
toujours été l'écriture ce qui fait que, très
vite, je suis "tombé" dans le journalisme .
Je suis pensionné depuis 2000 et j'ai passé toute
ma carrière professionnelle au sein de l'Avenir du Luxembourg.
J'y suis entré en 1962 comme journaliste, j'y ai ensuite
occupé la fonction de rédacteur en chef et puis, de
96 à ma pension, j'ai occupé une place nouvellement
créée : directeur de rédaction de tous les
journaux du groupe de l'Avenir.
Qu'est-ce
qui vous a poussé à donner cours à l'ISCO?
En 2000, on
a fait appel à moi pour donner le cours d'analyse critique
des médias à l'ISCO de Libramont. Je me suis véritablement
pris de passion pour cette activité. Lorsqu'on m'a proposé
de donner le cours d'histoire sociale à Bastogne et puis
à Virton, j'ai accepté avec enthousiasme! Je trouve
que mon travail de formateur s'apparente assez à celui d'un
journaliste. En tant que journaliste, on est historien de l'instant.
En tant que formateur, je travaille comme un journaliste du passé.
J'appréhende l'histoire sociale comme le ferait un journaliste!
Il faut dire également que l'histoire est une véritable
passion pour moi
Il paraît même que c'est dans
les gènes de la famille.
Sur quel(s)
point(s) comptez-vous mettre l'accent dans votre cours?
Je désire
aborder l'histoire sous son angle social. En effet, il est primordial
d'avoir une bonne connaissance des problèmes sociaux du passé
pour pouvoir agir de manière plus efficace sur le présent
et le futur. Les problèmes sociaux ne se résolvent
jamais seuls, une prise de recul est donc indispensable pour donner
aux personnes opprimées la volonté de faire changer
les choses.
A votre
avis, qu'est-ce que les étudiants peuvent vous apporter?
Lorsqu'on est
journaliste, on est curieux de tout et on entretient de nombreux
contacts humains. Lorsqu'arrive la pension, il y a un risque de
repli sur soi.
Grâce aux cours que je donne à l'ISCO, je reste ouvert
sur les autres. Et d'autant plus que les étudiants arrivent
riches de leurs diversités d'âge, de profession et
de milieu social.
Quel message
voudriez-vous faire passer aux autres formateurs?
J'espère
qu'il y aura un maximum de collaborations entre nous et que nous
parviendrons à créer des liens entre les matières.
Pour vous,
l'ISCO Virton est ou sera une réussite si
Pour les étudiants,
je trouve que c'est déjà une réussite de s'inscrire
à la formation et de suivre les cours car ça demande
de nombreux sacrifices. Mais la réussite sera plus grande
encore si les étudiants améliorent leurs capacité
d'analyse et apprennent à travailler collectivement.
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