|
Chaque troisième lundi du mois, nous organisons à
Bastogne une école sociale ouverte à laquelle nous
vous invitons à nous rejoindre.
" Nous
", c'est un petit groupe de six personnes venues d'horizons
divers avec cette envie de continuer à se former en tant
qu'adultes tout en passant des moments agréables avec d'autres
personnes.
Les sujets que nous abordons ?
Ça vient
spontanément de l'un ou l'autre d'entre nous, parce qu'on
a lu un article ou qu'on a entendu parler d'une réalité
et que ça nous interpelle. Ça suppose alors une certaine
préparation. Il faut trouver et joindre les personnes les
mieux appropriées pour nous aider à développer
ce sujet, à mieux comprendre une situation. Il faut également
faire une petite publicité pour le public car notre groupe
veut partager ses soirées avec monsieur et madame tout le
monde
Il s'agit donc de soirées d'informations mais
aussi d'échanges où chacun a la parole, peut faire
profiter les autres de toutes ses connaissances, son expérience
Quelques exemples de nos choix de débat ...
Des animateurs
de rue à Bastogne ?
Pourquoi ? Quels
rôles jouent-ils ?
Un couvre-feu
à Martelange !!
Qu'est-ce qui
justifie une telle mesure ? Que faut-il en penser ?
C'est ce dont
nous avons voulu débattre un soir avec les animateurs de
rue eux-mêmes ainsi qu'avec un responsable d'une AMO (Service
d'Aide en Milieu Ouvert). Ce dernier fut amené à jouer
un rôle comme médiateur entre les jeunes et les pouvoirs
communaux de Martelange.
Plusieurs soirées sur " Le Bus qui dit Non "
Ce sujet nous
a beaucoup mobilisés
Nous et toute une série
de parents concernés par ce problème.
Pour la petite
histoire
Martine avait lu dans un article que des parents lançaient
une pétition parce que, suite à un récent décret,
leurs enfants et bien d'autres ne pouvaient plus prendre le bus
scolaire pour se rendre à l'école de leur choix !
On a voulu en
savoir plus
Dominique s'est rendue dans les bureaux de L'Avenir pour retrouver
l'article en question et contacter les quelques parents qui lançaient
la pétition.
Une première
soirée d'échanges a été organisée
avec eux pour comprendre
Suite à
cette première rencontre, nous voulions soutenir l'action
de tous ces parents concernés par le problème et qui
tentaient à leur façon de faire changer les choses.
On a donc provoqué une soirée plus large et nous y
avons invité des responsables politiques susceptibles de
répondre à nos questions, d'entendre les interpellations
des parents et d'y donner suite !
Quelle ne fut
pas notre surprise en voyant le nombre de personnes présentes
ce soir-là! Oui ce décret pose de réels problèmes
pour beaucoup de familles dans une province telle que le Luxembourg
(car on le sait, l'habitat y est dispersé et les réseaux
de transports en commun sont de plus en plus affaiblis).
Alors, ensemble,
nous avons voulu faire un pas en plus dans l'action menée.
Un courrier d'interpellation a été adressé
aux ministres compétents. Une conférence de presse
a eu lieu pour informer plus largement, faire pression et ainsi
peut-être provoquer une réaction et des mesures d'assouplissement
de la part de nos responsables politiques !
Une soirée sur le bénévolat
Puis une autre sur le logement.
Ces soirées
ont permis de croiser informations et expériences des uns
avec la curiosité, l'intérêt et le questionnement
des autres.
Nos prochains débats ?
La valse des
vêtements
Pourquoi parler
de vêtements
?
A nouveau l'une de nous a été très surprise,
un peu scandalisée de lire dans la presse que les magasins
du Monde OXFAM avaient des surplus de vêtements et étaient
amenés à devoir payer pour s'en débarrasser
!
Nous voulons
réfléchir avec d'autres à tout ce gaspillage
de vêtements, à tout ce réseau mondial de fabrication
qui nous envahit de fringues bon marché " made in Taïwan,
made in China ". Une bonne analyse critique nous fera peut-être
changer de regard et de comportement.
Les médicaments
génériques
Il s'agit d'un
gros enjeu aujourd'hui à ne pas louper
pour notre portefeuille,
pour notre Sécurité Sociale et pour notre solidarité
avec d'autres pays plus pauvres.
Voilà
en quelques mots le contexte d'une école sociale ouverte.
L'école sociale ouverte du CIEP, c'est donc ...
Un lieu de réflexion
:
Ouvert à tous
Ouvert à ce qui se passe autour de nous (des situations vécues,
des enjeux qui interpellent
)
Un lieu de formation
:
Au départ des réalités vécues ou rencontrées,
on a envie d'en savoir plus. On se donne donc les moyens de s'informer
et on débat sur les questions soulevées, souvent avec
l'aide d'une ou plusieurs " personne(s)-ressource ".
Grâce à cette nouvelle prise de recul, on peut mener
une réflexion critique
qui parfois peut nous amener
à prendre position, voire à réagir.
Un lieu de rencontre organisé par un groupe porteur :
Ce groupe comprend des gens du coin qui se retrouvent " entre
les coups " pour préparer au mieux les soirées-débats
Toujours dans une ambiance très conviviale!
Qu'en est-il dans d'autres lieux de la province?
Cette démarche
de soirées-débats ça se passe à Bastogne
mais
ça se construit aussi à Marche, à Virton, à
Bertrix.
A Marche
La réflexion
a démarré sur le métier d'aide familiale et
notamment son avenir face au développement des titres-services
aides-ménagères.
Ensuite plusieurs soirées ont été consacrées
aux réalités des familles monoparentales et aux enjeux
que cela pose dans divers domaines de la société (logement,
règles juridiques, accueil de l'enfance
)
A Virton
Les assuétudes,
la question du genre, la consommation d'énergie, l'école
sont quelques thèmes déjà abordés. Le
prochain sujet parlera de la problématique des sans papiers
le 12 juin.
D'autres projets
d'actions locales sont à l'étude dans différents
lieux de notre province. Vous en saurez plus au mois de septembre.
Le
groupe porteur de Bastogne
Pour
plus d'informations concernant les actions locales, vous pouvez
contacter :
A
Marche et à Bastogne :
Véronique Quinet 063/21.87.26
A
Virton :
Joanne Clotuche 063/21.87.28
|