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Projet de Contrat stratégique pour l'Education - mars 2005
Réactions
conjointes Le contrat stratégique se fonde sur des objectifs, 6 objectifs à atteindre pour 2013. Nous sommes globalement d'accord avec ces objectifs qui visent à plus d'équité, à une lutte contre toutes les formes de ségrégation scolaire.
(p21) " Rendre les normes définissant l'encadrement dans les écoles de petite taille davantage sensibles au nombre d'enfants qui y sont scolarisés. Revoir pour ce faire la dévolution des emplois dans les écoles de petite taille de manière à réduire les effets de seuil et permettre d'atteindre le ratio de 20 élèves en 1ère et 2ème. " On ne peut évidemment qu'approuver le souci de limiter le nombre d'élèves par classe de 1er et 2ème années de l'enseignement fondamental. Deux remarques : Pour tous les élèves comptabilisés au-delà de 20 dans les classes de 1ère et 2ème , des moyens complémentaires doivent être octroyés et affectés immédiatement (comptage et affectation au 1er octobre de l'année en cours) Remarque : en outre, pour l'enseignement fondamental, des moyens complémentaires doivent être octroyés et affectés immédiatement (comptage et affectation au 1er octobre de l'année en cours) en fonction de critères tels la discrimination positive, la ruralité, les classes uniques, l'intégration d'élèves du spécialisé, le nombre de primo-arrivants. A propos de la certification commune CEB Une épreuve commune de certification à la sortie de l'enseignement de base est : - dangereuse si elle crée des boîtes à concours (bachotage) ou si elle constitue un test de comparaison et de sélection - bienvenue si elle permet une harmonisation de l'évaluation et une limitation des écarts entre établissements. A propos du 1er degré de l'enseignement secondaire : La réforme
du 1er degré de l'enseignement secondaire ne peut pas être
menée à terme sans l'organisation d'une véritable
école de l'équité et de la réussite pour tous
au niveau de l'enseignement fondamental. Ceci implique notamment :
(p22) " Afin d'éviter toute pré-orientation soit vers l'enseignement de transition, soit vers l'enseignement qualifiant, supprimer les cours au choix dans le 1er degré du secondaire à l'exception des cours philosophiques et des cours de langue. " On rejoint globalement l'idée que le premier degré ne peut pas être déterminant dans l'orientation des élèves. En ce sens l'idée d'un tronc commun est une bonne idée. Toutefois au sein de ce tronc commun, il serait opportun de maintenir une série de cours ou modules suivis par tous les élèves, qui ouvrent sur toutes les dimensions de la vie sociale, culturelle et professionnelle et qui permettent au jeune de construire une image correcte de son avenir. (par exemple, cours artistiques, éducation à la citoyenneté, moyens et techniques d'expression, pratiques manuelles, initiation aux langues anciennes, connaissances des métiers, ) Outre un premier cours
de langue moderne, ajouter le choix entre un second cours de langue moderne
et un cours de latin ne nous semble pas une bonne chose : 2) Une voie alternative " Supprimer la 2ème professionnelle afin de ne plus permettre, même sur base volontaire, l'orientation prématurée d'un élève. " Il faut bien constater aujourd'hui que des élèves arrivent au 1er degré en décrochage profond. Vouloir les intégrer sans plus dans le 1er degré ordinaire n'est probablement pas une bonne idée. C'est faire fi de réalités sociales, scolaires et humaines. Cela risque pour ces jeunes de creuser le fossé, d'accroître la stigmatisation et de rendre la rupture irréversible. On propose de maintenir une voie 1er B, 2P. (trouver un autre nom) Mais cette voie ne peut pas être une voie de relégation par la négative vers l'enseignement professionnel. Elle doit faire partie du tronc commun (même programme, mêmes objectifs) tout en proposant par ses méthodes, par son enseignement différencié, par son encadrement une alternative qui permet aux plus fragiles d'avancer. Mais l'opportunité de maintenir cette voie doit être régulièrement évaluée. Ainsi si les objectifs fixés par le projet à l'enseignement fondamental sont effectivement atteints le maintien de la voie 1er B, 2P ne sera plus nécessaire.
Tant que les 1er degrés restent intégrés dans des établissements qui organisent également les 2ème et 3ème degrés, ces 1er degrés sont de facto des voies de préparation vers l'offre d'enseignement proposée dans ces 2ème et 3ème degrés. Dans un établissement d'enseignement qualifiant le 1er degré prépare à l'enseignement qualifiant. Dans un établissement d'enseignement général, le 1er degré sélectionne ceux qui y sont " aptes ", il exclut, relègue les autres vers l'enseignement qualifiant. La constitution d'établissements
du 1er degré réellement autonomes est donc indispensable
si on veut que le concept de tronc commun soit réellement opérationnel
En situation d'échec (pas le 1er degré à 16 ans, pas le 2ème degré en 3 ans), l'élève est réorienté (de façon contraignante) vers une formation organisée en partenariat par l'enseignement de promotion sociale, les CEFA et l'IFAPME. Par ailleurs le gouvernement permettra à tous les élèves qui le souhaitent de poursuivre leur 3ème degré en alternance. Ce projet fait des CEFA une voie de relégation obligatoire pour tous les élèves en situation d'échecs répétés. Il semble fermer la porte à tout choix positif vers les CEFA, le 3ème degré en alternance étant organisé dans les établissements " ordinaires ". On pourrait voir dans ce projet une sorte de mise au travail obligatoire pour les élèves de 16 ans en situation d'échecs répétés (une exclusion de l'enseignement). A notre point de vue, les CEFA doivent constituer une filière à part entière.
A aucun moment le projet ne distingue les enseignements technique et professionnel. Cela laisse supposer la disparition de cette distinction. La fusion des enseignements
technique et professionnel ne soulève pas en soi d'objections majeures.
Mais Il s'agira de maintenir une diversité des approches pédagogiques, notamment modularisées.
Le fonctionnement en bassins n'est pas sans poser des problèmes spécifiques en province de Luxembourg. Ces problèmes sont liés à la faible densité de population, à la dispersion géographique des établissements, à la médiocrité des transports en commun, Il peut y avoir une
opportunité à considérer la province de Luxembourg
comme constituant l'espace géographique d'un bassin : Mais cet espace est très vaste. Considérer, par exemple, les flux de mobilité des élèves dans un espace aussi vaste n'a pas beaucoup de sens. Si la province est
l'espace de définition d'un bassin, il faudra nécessairement
mettre en place des dispositifs de sous-traitance des matières
vers des sous-bassins Nous pensons que la
logique de gestion des flux de population scolaire, d'optimalisation de
l'offre et de promotion de la coopération ne peut pas être
dissociée
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